Dr Favrole Pascal
neurologue 317 BOULEVARD DU REDON13009 Marseille Conventionné
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Guide médical
Un accident vasculaire cérébral est une perte brutale d’une fonction du cerveau provoquée par l’obstruction d’une artère ou par une hémorragie. Un accident ischémique transitoire donne les mêmes signes, puis ceux-ci disparaissent: il reste une urgence car il peut précéder un AVC. Chaque minute compte pour préserver le tissu cérébral.
Les symptômes apparaissent soudainement. Demandez à la personne de sourire : un côté du visage peut tomber. Demandez-lui de lever les deux bras : l’un peut descendre ou ne pas bouger. Faites répéter une phrase simple : les mots peuvent être déformés, absents ou incohérents. Un seul de ces signes suffit pour appeler.
Une perte brutale de vision d’un œil ou d’une partie du champ visuel, une vision double, un vertige avec incapacité à tenir debout, une maladresse soudaine ou un mal de tête d’une violence inhabituelle peuvent également révéler un AVC. Les manifestations varient selon la zone du cerveau atteinte. L’absence de douleur n’est pas rassurante.
Lors d’un accident ischémique transitoire, l’obstruction se lève rapidement et les symptômes régressent, souvent en moins d’une heure. La personne peut se sentir redevenue normale et être tentée d’attendre. Pourtant, le risque d’AVC est élevé dans les heures et jours suivants.
Le diagnostic d’AIT ne peut pas être posé simplement parce que les signes ont disparu. D’autres causes sont possibles, mais seule une évaluation urgente peut les distinguer et rechercher l’origine vasculaire. Appelez le 15 et décrivez les signes, leur heure de début, leur durée et les médicaments, notamment anticoagulants.
Installez la personne assise ou allongée, rassurez-la et ne la laissez pas seule. Si elle perd connaissance mais respire, placez-la en position latérale de sécurité selon les instructions du régulateur. Notez l’heure à laquelle elle a été vue normale pour la dernière fois si l’heure de début est inconnue, par exemple après un réveil.
Ne donnez rien à avaler en raison du risque de fausse route. Rassemblez les ordonnances, la liste des allergies et les examens récents. Ne raccrochez pas avant que le centre 15 vous le demande.
L’AVC ischémique est lié à l’obstruction d’une artère par un caillot. Il représente la majorité des AVC. Le caillot peut se former dans une artère malade ou venir du cœur, notamment lors d’une fibrillation atriale. L’AVC hémorragique résulte de la rupture d’un vaisseau et d’un saignement dans ou autour du cerveau.
Les symptômes ne permettent pas de distinguer avec certitude les deux mécanismes. Un scanner ou une IRM cérébrale est donc réalisé rapidement. Cette distinction guide les traitements et explique pourquoi l’automédication est dangereuse. D’autres examens recherchent une artère rétrécie, un trouble du rythme ou une cause plus rare.
Dans certains AVC ischémiques, une thrombolyse intraveineuse peut dissoudre le caillot dans une fenêtre temporelle précise. Une thrombectomie mécanique peut retirer un caillot d’une grosse artère chez des patients sélectionnés, parfois au-delà de cette fenêtre selon l’imagerie. Plus l’accès à l’unité neurovasculaire est rapide, plus les options sont nombreuses.
L’équipe hospitalière surveille respiration, déglutition, température, glycémie et complications. En attendant les secours, suivez leurs consignes et ne donnez pas d’aspirine de votre propre initiative. [M4] [M5]
La rééducation commence tôt lorsque l’état le permet. Kinésithérapeute, orthophoniste, ergothérapeute, médecin de médecine physique, neuropsychologue et équipe infirmière interviennent selon les déficits. Les objectifs concernent marche, bras, parole, déglutition, attention, mémoire, fatigue et retour à domicile.
L’évolution est très variable et peut continuer pendant des mois. Une fatigue, une dépression, des troubles cognitifs ou une douleur peuvent être moins visibles que la paralysie et méritent d’être signalés. L’accompagnement des proches et l’adaptation du logement font partie du parcours.
Une sténose carotidienne peut conduire à une intervention chez certains patients.
Apprenez à nouveau les signes d’alerte avec les proches. Le suivi coordonne neurologue, médecin traitant et rééducateurs. La prévention n'efface pas la règle d'urgence: tout nouveau signe soudain évoquant un AVC impose un appel au 15 ou au 112. [M3]
Une asymétrie du sourire, un bras qui ne se lève pas ou une parole anormale sont des signes simples d’alerte.
Oui. Leur disparition peut correspondre à un AIT, qui annonce parfois un AVC dans les heures ou jours suivants. L’évaluation reste urgente.
Non avant l’imagerie et la décision médicale. Si l’AVC est hémorragique, l’aspirine peut aggraver le saignement.
Non. Beaucoup d’AVC ischémiques ne provoquent pas de douleur. Une faiblesse, une asymétrie ou un trouble de la parole soudain suffit à alerter.
Il est préférable d’appeler le 15 : la régulation choisit la filière adaptée, prépare l’unité neurovasculaire et donne les consignes pendant l’attente.
Oui, à des degrés variables. Elle dépend de la localisation, de l’étendue, de la rapidité du traitement et de la rééducation. Elle peut se poursuivre plusieurs mois.